Métaux lourds et PCB, la catastrophe annoncée

Nous vivons aujourd’hui dans un monde pollué à tous égards. Cette pollution s’immisce à l’intérieur de nos organismes de manière sournoise et est responsable d’un grand nombre de nos maladies actuelles. Parmi les polluants existants, les métaux lourds et les PCB (poly-chloro-biphényles) sont sans doute les plus dangereux et les plus pernicieux. Ils ont tendance à s’accumuler dans l’organisme et favorisent à la longue la survenue de maladies dont certaines sont très graves.

 

Les PCB

 

Les PCB sont aujourd’hui strictement limités dans leurs usages industriels compte tenu de leur importante persistance dans l’environnement et de leur toxicité élevée chez l’être humain. Très utilisés dans les années 1930 – 1970 comme lubrifiant de machines, huiles industrielles, adhésifs, peintures et pesticides, ils sont aujourd’hui encore une cause majeure de contamination de l’eau des rivières et des lacs. C’est ainsi que les PCB se retrouvent essentiellement dans l’environnement et les chairs des animaux. L’être humain se contamine en mangeant de la viande, du poisson, des laitages et des œufs provenant d’animaux contaminés.

 

Les PCB produisent un état inflammatoire chronique et dégénératif dans les organismes qui est à l’origine du dysfonctionnement de toute la chaîne neuro-endocrino-immunologique (cerveau-hormones-défense). Ce mécanisme produit des troubles de la pensée, de la concentration et de la mémoire.  L’étape suivante est la chute de l’immunité qui favorise la survenue de maladies auto-immunes et d’infections chroniques. Ils sont également perturbateurs endocriniens, ce qui peut être à l’origine de troubles hormonaux chez la femme et de stérilité chez l’homme. Ce sont aussi des cancérogènes probables.

 

Les métaux lourds

 

Quant aux « éléments traces métalliques » (EMT), appellation préférée aujourd’hui aux « métaux lourds » (car certains comme l’aluminium sont des métaux  « légers »), bon nombre d’entre eux sont utiles comme le fer pour le transport de l’oxygène. Cependant, ils deviennent toxiques lorsque leur concentration augmente comme l’arsenic, l’argent, l’aluminium ou le plomb. De plus, parmi les EMT, quatre n’ont aucun rôle profitable pour l’organisme, et peuvent tout au contraire induire des maladies graves : le mercure, le plomb, le nickel et le cadmium.

 

Leurs sources sont extrêmement nombreuses et variées. Pour ne donner que deux exemples : nous retrouvons de l’aluminium dans certaines eaux du robinet, les adjuvants de vaccins, certains médicaments (comme les pansements antiacides pour l’estomac), les ustensiles de cuisines (casseroles, papier et barquettes en aluminium, conserves, couvercles de yaourt), les additifs alimentaires (E173 notamment) et les produits cosmétiques (déodorants, crèmes solaires…). Le mercure quant à lui, est présent dans les amalgames dentaires, les poissons, les aliments non biologiques (le mercure est présent dans les fongicides et les pesticides de l’agro-alimentaire), et certaines industries…

 

 

Sommes-nous pollués ? Quels sont les signes ?

Devant ce tableau, des études ont été réalisées qui ont montré que nous étions tous pollués… à 100%. Il a même été retrouvé que certaines personnes présentent des traces de DDT alors que celui-ci a été interdit en Europe depuis de nombreuses années.

À « petites » doses, ces polluants génèrent des troubles intestinaux (colite, irritation, intolérance alimentaire, mal absorption…), des désordres hépatiques, de l’irritabilité, de la fatigue, des dépressions, des troubles de la mémoire et de la concentration, des tremblements, des vertiges, des problèmes buccaux, des désordres hormonaux, des troubles du rythme cardiaque, etc.

Mais à fortes doses (ou en cas d’exposition prolongée), ils sont fortement suspectés de stérilité, d’allergies et de maladies graves comme la maladie d’Alzheimer, la fibromyalgie, la fatigue chronique, la maladie de Parkinson, le cancer, etc.

 

Comment s’en sortir ?

 

La première chose à faire est d’éliminer le plus possible les polluants de notre vie quotidienne : résines à la place des amalgames dentaires, cosmétiques bio, vaccins sans adjuvants, alimentation biologique (choisir des petits poissons, car moins pollués), produits d’entretien, de bricolage et de jardinage uniquement biologique, ustensiles de cuisine sans aluminium, etc.

 

Une vie saine favorisera également une partie de leur élimination : exercice physique, bonne hydratation, cures de jeûne, saunas aux infra-rouges lointains, plantes dépolluantes dans son habitation…

 

Ensuite, il faudra régénérer les intestins avec des probiotiques, de la glutamine, de la chlorophylle, de l’argile verte… et prendre des nutriments qui relancent la détoxication générale du corps comme le magnésium, la vitamine C naturelle, le sélénium, l’iode, l’acide alpha-lipoïque, le glutathion, les acides gras DHA et EPA, etc.

 

Enfin, certains produits permettent d’éliminer les polluants comme la spiruline, la coriandre, l’ail commun et l’ail d’ours, le chardon marie, l’aloe vera, les isothérapies homéopathiques, sans oublier le DMPS, le DMSA, l’EDTA, le CYP cytochrome P450, le MB-12, etc. Mais ces derniers sont de manipulation plus délicate et nécessitent l’aide d’un professionnel.

 

Dr Luc Bodin

 



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