Prévenir les infections urinaires

Les infections urinaires, appelées aussi cystites, touchent pratiquement 9 femmes sur 10. Cette fréquence serait due à la petite longueur du canal urétral entre la vessie et le méat urinaire au niveau des organes génitaux externes. En effet, cette courte distance (3 à 4 centimètres) facilite la remontée des germes venant de l’extérieur jusqu’à la vessie où ils peuvent se développer.

Boire abondamment

L’élément essentiel pour prévenir les infections urinaires est de boire beaucoup (au moins 1,5 litre par jour) et aussi d’uriner souvent. Car cette chasse urinaire emporte au passage les germes qui tentent de remonter le canal urétral.

Ainsi, boire beaucoup et aller uriner souvent, sans jamais se retenir, est important. Mais il convient également de prendre son temps pour uriner et de faire attention à vider complètement sa vessie à chaque miction. Car si un germe était en train de se développer dans la vessie, le fait d’évacuer toutes les urines permet de l’éliminer, du moins en grande partie.

Cette hydratation est à développer particulièrement en cas de grosses chaleurs et d’activités sportives où les urines sont plus rares, mais surtout en cas de brûlures urinaires débutantes ou d’envies impérieuses d’uriner en attendant la consultation chez son médecin traitant. 

Enfin, beaucoup de femmes se plaignent de cystite après un rapport sexuel. Cela peut même survenir dès le premier rapport sexuel. C’est la classique « cystite de la lune de miel ». Pour éviter cela, il est conseillé là encore de boire et d’aller uriner juste après chaque rapport. 

De l’hygiène, mais pas trop…

Dans 90% des cas, la contamination provient d’un germe, l’escherichia coli, issu de l’intestin. Il s’agit en fait d’une auto-contamination, qui se produit principalement lorsque la personne va à la selle. Là aussi, la petite distance entre l’anus et le méat urinaire favorise le passage des germes. C’est pourquoi il est conseillé de toujours s’essuyer après la selle dans un mouvement d’avant en arrière (et jamais l’inverse). Cela explique aussi pourquoi le traitement de la constipation fait partie des mesures préventives contre les infections urinaires.

Trop d’hygiène tuant l’hygiène, il faut éviter les douches vaginales intenses, les toilettes intimes trop fréquentes et les savons corrosifs qui vont détruire la flore naturelle tant au niveau vaginal que vulvaire. Car celle-ci assure une certaine protection contre l’entrée des germes. Pour la toilette, n’utiliser que des savons neutres et non des savons antiseptiques. De plus, une prise de probiotiques adaptés à la flore vaginale (ovules) et à la flore intestinale (sachets ou gélules) est souvent indiquée en cas d’infection urinaire récidivante.

Les autres mesures importantes

  • Certains aliments semblent favoriser ou/et aggraver la survenue d’infection urinaire. C’est le cas notamment des épices, du vin, des alcools forts et de la bière.
  • Le port de pantalons trop serrés et de sous-vêtements synthétiques peut favoriser les irritations, les transpirations et le développement de germes.
  • La prise de Canneberge (Cranberry) a été reconnue comme efficace par l’agence française de sécurité sanitaire des aliments. Elle évite l’accrochage des germes (notamment de l’escherichia coli) sur la muqueuse vésicale qui les empêche leur élimination lors des mictions.
  • Un traitement hormonal par voie vaginale (type Colpotrophine) est souvent indiqué chez les femmes ménopausées, car un déficit en œstrogène est souvent la cause d’un dérèglement de la flore.
  • En cas d’infections urinaires récidivantes, une prise d’antibiotique est souvent proposée à dose faible, mais de manière prolongée (comme Pipram fort : 1 gélule 2 fois par semaine pendant plusieurs mois).
  • Mais les huiles essentielles (Thym, Sarriette, Origan…) peuvent être une excellente alternative à cette antibiothérapie préventive.
  • L’homéopathie (Colibacillinum 15CH : 1 dose tous les 15 jours, Fornica rufa composé : 20 gouttes matin et soir, etc.) est aussi une solution intéressante, ainsi que les isothérapies urinaires (interdites en France).
  • Les Sérocytols (Muqueuse urinaire, SRE ou Neuroendocrine) sont également des solutions efficaces en préventif (vendus en Suisse).

La symbolique

Les infections urinaires correspondent à des conflits de limites de territoire… comme lorsque l’on déménage, lorsqu’une personne menace de prendre votre place, lorsque l’on se sent envahi par ses proches ou ses collèges qui ne respectent pas votre territoire… 

Les infections récidivantes correspondent à un conflit (de limites de territoire) en balance : un jour résolu et le lendemain réactivé…

Luc BODIN



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